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Les passantes par Marc Sereizon en Passant par Antoine Pol et Georges Brassens

La liberté n’est elle pas d’aller là ou les autres ne vont plus ou n’osent plus aller ?
Entendre celles et ceux qui ne sont diffusés faute d’images ou de notoriété.
Parfois pour cause d’oubli. Tempus Fugit.
Sauf, lorsqu’une radio musicale redonne la voix en direct à ses auditeurs tel Radio RFR.
C’est ainsi que certains ont pu entendre pour la première fois la voix de Marc Sereizon.
Tout comme cet artiste bien d’autres sont régulièrement diffusés tel Enzo Benedetti, Nathalie Kowal ou encore Jean Pierre Mathieu
Qu’ils soient professionnels ou amateurs.
Laissant les passions et passionnés s’exprimer.
Car la liberté et l’esprit d’une radio n’est ce pas de faire découvrir, partager et d’entendre ?
Il y a trop de murs qui nous entourent.
Alors brisons ce silence et écoutons.
Oui écoutons ce beau poème d’Antoine Pol (né à Douai le 26 août 1888 et décédé à Seine Port le 21 juin 1971) qu’est les Passantes écrit un jour de 1911 et publié dans le recueil Émotions Poétiques (1918 tiré alors à seulement 110 exemplaires) .
Dont heureusement le nécrophore Bertrand Beyern autre homme de mots et bons mots n’oublie pas dans son livre guide des tombes d’hommes célèbres en nous rappelant qu’il repose dans la neuvième division du grand cimetière de Montparnasse (auprès de son épouse).
Ce poème dont Georges Brassens découvrit par hasard au Marché aux Puces de Vanves ou sur les Quais de Seine et qu’il mit en Musique des années durant en retirant la 4 eme et 6 eme strophe et en ne changeant qu’un seul mot (l’article possessif sa se transformant en article défini la dans la 3 ème strophe) après avoir demandé l’autorisation à son auteur après des années à l’avoir rechercher.
En effet, son ami et secrétaire Gibraltar (né Pierre Onténiente) chargé de trouver notre homme ne trouva aucune trace à la SACEM ni à la SACD d’Antoine Pol.
Mais le hasard fit que ce fut ce dernier (étant alors directeur du Cercle des Centraux Bibliophiles) qui le contacta par téléphone pour lui demander de mettre 24 chansons de Brassens et illustrées par Jacques Herold (et qui paraîtra en 1974 tiré à 120 exemplaires).
En entendant le nom de son interlocuteur, il fit remarquer qu’il portait le nom d’un poète. Ce à quoi il répondit « C’est moi« .
C’est ainsi que par courrier daté du 2 décembre 1970, Antoine Pol indiqua qu’il acceptait que son poème soit mis en musique.

Georges Brassens devait faire entendre Les passantes à son auteur.

Mais repoussant à plus tard ce qu’il eut été préférable de ne pas reporter il ne put le rencontrer de son vivant.
Apprenant par de la bouche de l’épouse du bibliophile qu’il ne pourrait jamais le voir car il est décédé.
Peu de temps avant son décès, Pol Antoine dira à son petit fils : « J’ai écrit les passantes, toi tu les entendras chanter pour moi« .
Les passantes seront enregistrées entre le 23 et 25 octobre 1972 au studio des Dames et sera joué pour la première fois en Public en Décembre 1972 à Bobino.
Voici donc ici l’interprétation de Marc Sereizon qui lui ne changera que 3 mots de la chanson de Brassens et dont je vous les laisse trouver par vous même.
Et qui sait le découvrir.

 

Ghibellino (Passeur d’Histoires)

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